Politique de santé future: Alcoolisme:

M Macron vient de nommer son conseiller agriculture:

Le Monde titre:

La représentante du lobby viticole nommée conseillère agriculture d’Emmanuel Macron

Déléguée générale de l’organisme Vin et société, Audrey Bourolleau avait obtenu l’assouplissement de la loi Evin par le Parlement en 2015.

Lien

Le reste de l’article éclaire la vie de lobbyiste de Audrey Bourolleau pour obtenir la fin de la loi Evain (limitation de la publicité pour l’alcool en particulier).

Mais ne désespérons pas, il enverra les externes de Médecine (étudiants de la 3ème année à la 5ème année) se battre contre les grosses caisse du matraquage publicitaire pendant 3 mois de leur externat:

  • Nous créerons un service sanitaire de 3 mois pour tous les étudiants en santé : dans ce cadre, 40 000 d’entre eux interviendront dans les écoles, les entreprises, pour des actions de prévention.

 

 

Et encore il parle des étudiants en Santé, ce sera peut être les élèves infirmiers!

Il est à noter que cela laisse à supposer que la médecine du travail, la médecine scolaire pourront être rabotée, vu déja la maigreur des effectifs.

A quand un dealer de hashisch à la tête de la relance économique?

Politique de santé future: Tabagisme:

Bonjour,

M Macron fervent partisan de l’Europe, a, dans sa campagne électorale, promis une génération sans tabac

La prévention, c’est aussi éviter la surmortalité massive liée au tabac. Chaque année, le tabac fait 73 000 morts. Nous fixons l’objectif que la génération qui naît aujourd’hui soit la première génération sans tabac.

 

 

Or, voici la position de la commission européenne sur la politique antitabac et commerciale à avoir avec les principaux industriels du secteur:

Comme on peut le voir, la transparence sur la politique européenne vis à vis des industriels du tabac est en marche. Question, la transparence en France sera-t-elle la même?

A votre avis, qui primera, la santé ou le commerce et l’emploi?

Le débarquement sur Mars est proche.

Si vous avez suivi l’élection présidentielle, vous avez peut-être été étonné de ce petit candidat qui proposait de monter une expédition spatiale à destination de la planète Mars. Ce projet est, bien sûr risible en l’état actuel du pays.

Par contre un autre candidat, élu celui ci a un projet tout autant farfelu dans le domaine de la Santé.

  • Nous déverrouillerons massivement l’accès à la télémédecine, levier
  • de lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé.

Nous aiderons financièrement les patients, les associations, les professionnels et les établissements à s’équiper en technologies numériques, devenues indispensables pour assurer une offre de soins de qualité partout.

 

 

Suivons les liens: Un « expert » issu de la CPAM travaillant dans un CH périphérique voit déjà la médecine par tablette, voire même des cabines de mesure de constantes sauver les campagnes de la désertification médicale…Soyons clairs: Je pratique la télémédecine. Elle nécessite en réalité un médecin expert à une extrémité et un médecin examinateur guidé à l’autre extrémité de la liaison internet haut débit. Pour un patient, par exemple victime d’un accident vasculaire cérébral il faut 2 médecins pendant 1 h au minimum, plus un radiologue, un biologiste…Techniquement le médecin neurologue expert guide l’examinateur (également médecin) en posant des questions…médicales (le NIHSS est à combien, le barré est-il tenu, a-t-il une dysmétrie, un syndrome cérébelleux….) questions absolument hors de portée d’un robot examinateur.

Dans une cabine d’examen, notre expert a-t-il pensé au doigt mécanique à toucher rectal pour explorer les lombosciatiques? (ne pas le faire est s’exposer à des ennuis juridiques si le patient évolue mal!)

Quant à la médecine par téléphone, ou par tablette….hum, voyons ça de plus près, il faut des opérationnels au bout du fil. Faire confiance à des « intelligences artificielles » made in multinationale pharmaceutique X ou Y est s’exposer à de terribles biais…sans compter que les données cliniques manquent (ben oui, une tablette n’a jamais palpé un ventre d’appendicite!)

La médecine par téléphone, on connaît depuis longtemps, cela s’appelle le SAMU vulgairement le « 15 ». L’hôpital où travaille cet expert recrute d’ailleurs des opérationnels pour répondre au 15 et effectuer le taf après appel.

Il n-y-a pas à dire, on a pas trouvé un moyen pour faire disparaître par magie le personnel médical (et paramédical!)

D’ailleurs, préférez vous un entretien humain en direct ou l’intelligence artificielle Microsoft hitlérienne?

 

 

 

Guerre au Mali: Partie pour durer…et être coûteuse.

Bonjour,

Notre nouveau président est allé visiter nos militaires au Mali. Or, cette guerre est probablement déjà perdue, nous ne faisons que prolonger l’agonie des autorités maliennes en place.

Le Mali est une démocratie selon les critères occidentaux mais face à l’attaque de quelques milliers d’hommes en armes en 2012, le pays s’est effondré comme un sac vide. Les autorités politiques de l’époque on dû faire appel au Tchad et à la France pour éviter la prise de Bamako. Or, si on ne se pose pas la question des rapports de force militaires et démographiques, on ne peut qu’approuver l’intervention française.

Question simple, le Mali, pays jeune est peuplé d’environ 16 millions d’habitants. Combien d’hommes pouvaient être levés contre l' »invasion djihadiste ». Pourquoi une levée en masse, ou une conscription, n’a-t-elle pas été mise en place? Se poser ces questions est quasiment y répondre….la population est-elle sûre? (dans ce cas pourquoi intervenir?) Le pouvoir en place est-il soutenu (sinon pourquoi ne l’est-il pas?)… bref, des questions gênantes qui sont éternellement repoussées. Faute de réponse, la guerre risque de durer.

 

Alzheimer au pouvoir.

Bonsoir,

coup de gueule politique n°2.

Alzheimer au pouvoir.

Nous sommes tous d’accord que le déficit doit être réduit. Si possible sans trop de vagues économiques. Il faudrait pour cela évaluer l’efficacité d’une mesure quelle quelle soit en regard de l’objectif affiché prise dans les années précédentes. En clair, faire le travail d’évaluation des politiques à l’assemblée nationale par des commissions pérennes et rendre publics les résultats.

Prenons exemple sur les USA et la guerre d’Afghanistan, voici ce que l’on trouve facilement sur Internet:

Très onéreuse guerre en Irak… D’après le Watson Institute for International Studies de l’université Brown, le bilan économique de la guerre déclenchée en 2003 par George W Bush pour faire tomber le régime de Saddam Hussein en Irak, pourrait représenter 6.000 milliards de dollars d’ici à 2053 en incluant les intérêts d’emprunts et les pensions aux anciens combattants. Dans le détail, les chercheurs ont estimé que la guerre aurait déjà coûté 2.000 milliards de dollars aux Etats-Unis, dont 490 milliards de dollars de pensions aux anciens combattants. Le Bureau du Budget du Congrès américain a estimé, de son côté, le coût de la guerre en Irak autour de 770 milliards de dollars.

Sources La Tribune 14/03/2013

Pour la France, les données sont parcellaires, et n’intègre pas bien sûr les intérêts d’emprunt vu que nous payons toujours les bombes de la guerre du Kosovo de 1995.

Il faudrait également évaluer la réussite du but fixé à une mesure d’état quelle quelle soit. Par exemple afficher les buts de guerre avant de la déclencher et voir à 5,10 ans si le but est atteint. Il faut naturellement effectuer la même opération pour des mesures économiques. Mais, pour évaluer les résultats d’une politique encore faut-il ne pas être atteint de Korsakoff!
Quel homme politique a été capable de reconnaitre que, par exemple , la guerre de libye ou d’Afghanistan a été une catastrophe que l’on paiera longtemps?
Quel est celui qui calculera le cout du CICE par emploi sauvé? (100.000, 200.000, 500.000€/emploi?)
On a des Alzheimers au pouvoir qui ont des logiques shadock!