Le débarquement sur Mars est proche.

Si vous avez suivi l’élection présidentielle, vous avez peut-être été étonné de ce petit candidat qui proposait de monter une expédition spatiale à destination de la planète Mars. Ce projet est, bien sûr risible en l’état actuel du pays.

Par contre un autre candidat, élu celui ci a un projet tout autant farfelu dans le domaine de la Santé.

  • Nous déverrouillerons massivement l’accès à la télémédecine, levier
  • de lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé.

Nous aiderons financièrement les patients, les associations, les professionnels et les établissements à s’équiper en technologies numériques, devenues indispensables pour assurer une offre de soins de qualité partout.

 

 

Suivons les liens: Un « expert » issu de la CPAM travaillant dans un CH périphérique voit déjà la médecine par tablette, voire même des cabines de mesure de constantes sauver les campagnes de la désertification médicale…Soyons clairs: Je pratique la télémédecine. Elle nécessite en réalité un médecin expert à une extrémité et un médecin examinateur guidé à l’autre extrémité de la liaison internet haut débit. Pour un patient, par exemple victime d’un accident vasculaire cérébral il faut 2 médecins pendant 1 h au minimum, plus un radiologue, un biologiste…Techniquement le médecin neurologue expert guide l’examinateur (également médecin) en posant des questions…médicales (le NIHSS est à combien, le barré est-il tenu, a-t-il une dysmétrie, un syndrome cérébelleux….) questions absolument hors de portée d’un robot examinateur.

Dans une cabine d’examen, notre expert a-t-il pensé au doigt mécanique à toucher rectal pour explorer les lombosciatiques? (ne pas le faire est s’exposer à des ennuis juridiques si le patient évolue mal!)

Quant à la médecine par téléphone, ou par tablette….hum, voyons ça de plus près, il faut des opérationnels au bout du fil. Faire confiance à des « intelligences artificielles » made in multinationale pharmaceutique X ou Y est s’exposer à de terribles biais…sans compter que les données cliniques manquent (ben oui, une tablette n’a jamais palpé un ventre d’appendicite!)

La médecine par téléphone, on connaît depuis longtemps, cela s’appelle le SAMU vulgairement le « 15 ». L’hôpital où travaille cet expert recrute d’ailleurs des opérationnels pour répondre au 15 et effectuer le taf après appel.

Il n-y-a pas à dire, on a pas trouvé un moyen pour faire disparaître par magie le personnel médical (et paramédical!)

D’ailleurs, préférez vous un entretien humain en direct ou l’intelligence artificielle Microsoft hitlérienne?

 

 

 

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